Une semaine particulièrement active peut générer un chiffre d’affaires VTC confortable, mais le chiffre d’affaires ne correspond pas au revenu réellement perçu. Les mensualités du véhicule, l’énergie, les cotisations sociales, l’assurance et les coûts d’exploitation réduisent le revenu réellement conservé par le chauffeur.
Il n’existe par ailleurs aucun chiffre unique et fiable concernant les revenus VTC en 2026. Les dernières données officielles font apparaître des écarts significatifs entre les chauffeurs et les plateformes étudiés ; la rentabilité des services de transport à la demande doit donc être évaluée en distinguant le chiffre d’affaires, les coûts et le bénéfice final.
Que révèlent les dernières données sur les revenus des chauffeurs VTC?
Le dernier indicateur de référence du gouvernement français porte sur septembre et octobre 2024. Les chauffeurs actifs sur les plateformes ont généré un chiffre d’affaires horaire moyen de 38 €, hors primes et incitations, tandis que 24 % d’entre eux ont enregistré moins de 30 € par heure.
Ce chiffre doit être interprété avec précaution. Le calcul prend en compte le temps de travail compris entre l’acceptation d’une course et la dépose du passager. Le temps d’attente ordinaire entre deux courses est exclu. Cela ne signifie donc pas qu’un chauffeur gagne 38 € pour chaque heure pendant laquelle il est connecté à une plateforme.
L’analyse 2026 de l’ARPE, fondée sur les données publiées par neuf plateformes VTC entre 2021 et 2025, montre pourquoi les moyennes doivent être considérées avec prudence. En 2025, les variations du chiffre d’affaires horaire brut allaient de -3,4 % à +48,6 %, selon la plateforme. Sur une période plus longue, le chiffre d’affaires horaire corrigé de l’inflation est resté sous pression pour la majorité des plateformes analysées.
Quels coûts VTC réduisent ce que vous conservez?
Les coûts VTC varient en fonction du véhicule, de la structure de l’activité et des habitudes de conduite. Les dépenses courantes peuvent notamment comprendre:
- Frais liés au véhicule: financement à l’achat, location ou leasing VTC.
- Carburant ou recharge: les coûts dépendent du kilométrage, du prix de l’énergie et de l’efficacité du véhicule.
- Assurance: couverture professionnelle adaptée à l’activité.
- Entretien: révisions, pneumatiques, réparations et usure liée à un kilométrage élevé.
- Cotisations sociales: celles-ci dépendent de la structure juridique de l’activité du chauffeur.
- Frais routiers: stationnement, péages et autres frais applicables.
- Fiscalité: le traitement fiscal dépend de la situation du chauffeur et de son régime d’activité.
Ces charges VTC signifient que deux chauffeurs générant des revenus similaires grâce à leurs courses peuvent terminer le mois avec des bénéfices très différents.
Le chiffre d’affaires et le bénéfice réel sont deux notions différentes
Pour un micro-entrepreneur relevant de la catégorie BIC des prestations commerciales ou artisanales, le taux standard de cotisations sociales est de 21,2 % du chiffre d’affaires en 2026. Des taux réduits peuvent s’appliquer dans certaines situations, notamment dans le cadre de dispositifs ACRE applicables.
À titre d’illustration, un chiffre d’affaires mensuel de 5 000 € soumis au taux standard de 21,2 % entraînerait 1 060 € de cotisations sociales, laissant 3 940 €.
Ces 3 940 € ne correspondent toujours pas au bénéfice net réellement perçu. Les coûts du véhicule, de l’énergie, de l’assurance, de l’entretien, les éventuels frais routiers et les impôts doivent également être pris en compte.
Lorsque vous comparez des chiffres de revenus, vérifiez ce que mesure réellement le montant indiqué. Les tarifs payés par les passagers, les sommes versées aux chauffeurs et le revenu net final sont des données différentes. L’indicateur officiel de 38 € mentionné ci-dessus correspond au chiffre d’affaires généré pendant l’activité effectivement réalisée, avant déduction des dépenses d’exploitation propres au chauffeur.
Le choix du véhicule a-t-il un impact sur la rentabilité d’une activité VTC?
Oui. La meilleure voiture pour le transport à la demande n’est pas nécessairement celle dont le montant hebdomadaire est le plus faible. Un véhicule de transport avec chauffeur destiné à une activité professionnelle doit être évalué au regard des coûts et des exigences correspondant à votre rythme de conduite réel.
Prenez en compte:
- La consommation d’énergie et l’autonomie réaliste.
- L’engagement lié à la location, au financement ou au leasing.
- Les besoins en matière de révision et d’entretien.
- L’espace disponible pour les passagers et les bagages.
- Les critères d’éligibilité réglementaires et ceux des plateformes.
- Le kilométrage hebdomadaire prévu.
- Les éventuelles périodes d’immobilisation en cas de réparation.
Le choix pertinent consiste à opter pour une solution adaptée qui permet de maîtriser les coûts d’exploitation tout en restant adaptée au type et au volume d’activité que vous prévoyez.
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Le regroupement de plusieurs dépenses importantes liées au véhicule au sein d’une même formule de location hebdomadaire peut faciliter l’établissement du budget. Lorsque vous connaissez précisément le coût hebdomadaire de votre location VTC, il devient plus simple de distinguer les revenus bruts de ce que votre activité de chauffeur conserve réellement.